Recherche_bat_intelligent

Stanislav Aranovskiy le touche à tout qui facilite l’automatisation

"Rennes, une grande opportunité de rejoindre les plus grands scientifiques"

Le chercheur russe s’est installé à Rennes il y a 2 ans, pour rejoindre le  campus de CentraleSupélec. Une opportunité pour laquelle il a bénéficié d’un soutien des collectivités, dans une ville où il apprécie désormais le dynamisme de la recherche

« Il y a une ambiance scientifique étonnante ici ». C’est ainsi que Stanislav Aranovskiy, Maître de conférences à CentraleSupélec Rennes, décrit la dynamique de la ville sur le plan de la recherche. Originaire de Russie, il s’étonne en effet des « nombreuses entreprises où la recherche, l’informatique, les communications et l’énergie sont sollicitées » dans la capitale bretonne. Une dynamique qui l’a motivé à venir s’y installer avec sa famille en 2017, après un parcours très varié. A cette occasion, il a pu bénéficier d’un soutien de Rennes Métropole qui lui a permis de « démarrer et de renforcer [son] propre domaine de recherche ». En l’occurrence, il s’agit du développement de systèmes automatiques. Un domaine très vaste qui a de nombreuses applications, notamment dans le domaine des bâtiments intelligents dans son cas.

Des télescopes aux équipements forestiers

Tout à débuté à Saint-Pétersbourg, la deuxième plus grande ville de Russie. M. Aranovskiy y a obtenu un doctorat à l’Université ITMO, avec comme sujet de recherche : la compensation des vibrations dans les systèmes mécaniques. Il met alors son savoir faire au service de l’industrie, afin de développer des « systèmes de contrôle-commande pour les télescopes optiques ». Il finit par s’exiler en Suède en 2012, dans la ville d’Umeå pour « une expérience très intéressante ». Son travail tourne cette fois autour de « systèmes de contrôle pour des équipements forestiers lourds ». Des machines difficiles à piloter, qu’il s’évertue à rendre « partiellement autonomes », afin de « réduire la charge du conducteur ».

Un brevet obtenu pour des recherches à Lille

De retour au pays en 2014, il s’attaque à un nouveau domaine : les systèmes de contrôle de la température pour la production de semi-conducteurs. Cela l’amène à réaliser des recherches conjointes avec des scientifiques de différents pays, « dont la France ». Stanislav Aranovskiy finit par s’y installer, grâce à une offre de l’Inria de Lille. A la clé ? Une nouvelle application de son domaine de recherche ! Il s’agit cette fois de « développer des interfaces pour les écrans tactiles ». Pour les personnes réalisant des dessins sur ces supports, il y a souvent un délai entre le mouvement et le traçage du dessin. Son travail vise donc à « minimiser ce délai » en travaillant « sur les capteurs ». Une étude qui lui permet « d’obtenir un brevet » pour le résultat des recherches.

Stanislav Aranovskiy, Maître de conférences à CentraleSupélec Rennes

CentraleSupélec Rennes, « une grande opportunité »

C’est à ce moment qu’il rejoint CentraleSupélec, sur le campus de Rennes, qui « jouit d’une très grande notoriété en France et dans le monde ». L’école est notamment « reconnue pour ses recherches scientifiques en automatique », domaine d’activité du chercheur russe. Autant d’éléments qui lui font dire que « c’était une grande opportunité pour lui de rejoindre les plus grands scientifiques ». Son travail se répartit ainsi entre enseignement auprès des étudiants de l’école et la recherche. Elle s’applique désormais aux « systèmes de contrôle de l’énergie pour les bâtiments, qui pourraient s’adapter automatiquement aux changements ». Concrètement, plutôt que de devoir régler le chauffage de sa maison en permanence, ce dernier s’adapterait au comportement des habitants de la maison (leur arrivée ou départ de la maison) et à la météo.

Dans une ville dynamique et en pleine croissance

Des travaux pour lesquels Stanislav Aranovskiy a bénéficié d’un soutien de Rennes Métropole, « sous la forme d’une subvention AIS » explique-t-il. Un soutien qui lui permet « de démarrer et de renforcer [son] propre domaine de recherche », en invitant par exemple « des experts en systèmes d’apprentissage à Rennes pour une recherche collaborative ». De la ville, il dit aussi apprécier « la situation » car « proche de Paris et des aéroports internationaux ». Il voit aussi la capitale bretonne comme « une ville très vivante et dynamique », qui est « en pleine croissance ». Une atmosphère qui est finalement « très confortable et fructueuse pour faire de la recherche scientifique ».